Le **5 mars 1959**, un drame frappe le patrimoine local :
l’église paroissiale, érigée au
XVIIᵉ siècle, est
détruite par la foudre. Cet édifice, aux lignes élégantes, se distinguait par son
plan en croix latine, prolongé par des
pignons à trois pans au niveau du chœur et des croisillons.
En **1962**, une nouvelle église voit le jour, construite en réutilisant au maximum les matériaux de l’ancienne. Une
réorientation architecturale est opérée : sa façade principale s’alignait désormais sur la
place du bourg, tout en conservant la
forme emblématique d’une croix latine. Le
clocher, érigé
hors-œuvre, impressionne par sa structure : une
tour carrée en granit, couronnée d’une
balustrade, d’un
tambour polygonal ajouré et d’une
fine aiguille d’ardoise.
Depuis **2006**, l’église abrite une
fresque monumentale :
« Le lavement des pieds », une œuvre majestueuse de
Yannig Guillevic, peinte à l’huile sur toile (4 m x 6 m).
À proximité, la
croix du cimetière ancien attire l’attention. Ses quatre faces sculptées racontent des moments clés de la vie du Christ :
- Son baptême
- Son arrestation au jardin des Oliviers
- La flagellation
- Le portement de croix
Ce
calvaire, aux similitudes frappantes avec celui de
Locuon (Ploërdut), suggère une origine commune : ils proviennent probablement du
même atelier d’artisans.