Le port du
Guildo a connu une histoire riche et dynamique, commençant comme un
port double combinant activités
maritimes et
fluviales. Grâce à la
topographie favorable des rives, la création de
routes commerciales a stimulé son essor. Dès lors, un
trafic intense s’est établi, notamment avec
Saint-Malo, voisin stratégique. Les échanges portaient sur des produits variés :
- exportation de blé, bois et toiles
- importation de matériaux de construction
Parallèlement, des
ateliers de construction navale y ont vu le jour, gagnant une
réputation exceptionnelle.
À la
Révolution française, la navigation commerciale s’est intensifiée, avec l’arrivée de
bateaux de plus grande taille (jusqu’à
200 à 300 tonnes) mouillant régulièrement au
Guildo. Les destinations s’étendirent vers des ports lointains comme
Rouen,
Nantes,
Bordeaux et même les
ports du Sud de l’Angleterre. Pour répondre à cette
croissance du trafic, une
cale fut édifiée en 1843.
Le
trafic fluvial sur l’Arguenon, entre le
Guildo et
Plancoët, était particulièrement actif, grâce aux
marées et à la complémentarité des deux ports. Les
gabarres, bateaux emblématiques de l’époque, assuraient des échanges essentiels :
- vers Plancoët : matériaux de construction, charbon, surtout de la