Écluse : porte à marée des Graviers (Hillion)
écluse Ce site patrimonial est un élément du patrimoine breton situé en milieu en écart à Hillion. Son origine remonte aux périodes suivantes : 1ère moitié 20e siècle, 1900, 1949. Historique : Les « nös » ou portes à la merLes « levées » forment des digues dont l´entretien est à charge de l´exploitant, au droit de son terrain ; le tout étant parties intégrantes. L´écoulement des eaux de ruissellement de certaines routes et versants se fait au moyen de fossés collecteurs qui rejoignent le domaine maritime par de petits aqueducs, muselés d´une porte à marée, suspendue par des pentures en bronze à un soc de béton, et se fermant sous la pression de l´eau de mer. Les portes à la mer ont pour fonction de libérer les eaux douces provenant des nombreux cours d´eau qui irriguent les petits bassins versants de la vallée d´Yffiniac, et de faire barrage au flot de la mer, lors des grandes marées. Chaque propriétaire se doit d´entretenir ces portes à marée, de les boucher à l´aide d´un coin en bois et d´un chiffon (d´obturer de la même façon les trous à taupes ou à ragondins dans la digue), lors des grandes marées et de les ouvrir ensuite. Nous avons dénombré 18 portes à la mer en service sur le territoire des grèves d´Hillion, de Pissoison jusqu´au pont du Gué plat, au nord-est (où passe la rivière le Crés), avec la dernière porte mise en service aux Champs Guérin.Chaque rivière dispose de plusieurs portes à marée, passerelles ou ponts le long de son cours : la rivière Saint Jean (anciennement nommée le Camois), qui marquent la limite du territoire communal entre Hillion et Yffiniac : le pont Derlande.La plus vieille porte à marée (qui n'est plus utile et utilisée) semble être celle située au nord de la parcelle des Graviers, près de la ferme Pissoison, en amont de la vieille digue-muret des Marais (appelée encore "digue du Gravier"), perpendiculaire à la grande digue de Pissoison. Elle comprenait une porte en bois (frêne), insérée dans une douve empierrée, qui conduit à la mer, en passant par la porte des Graviers. Il est intéressant de remarquer que le canal empierré de la vieille porte a une forme sinusoïdale, pour amortir la force du courant contre cette porte.La limite des marais d´Hillion du côté d´Yffiniac est marquée par le pont Saint-Jean, avec le cours d´eau du même nom. Deux autres cours d'eau traversent les marais : la Corderie au sud et l'Urne.La digue de Pissoison comprend trois portes à la mer, dont la plus grande est celle des Graviers (n° 17 sur le plan), insérée dans des montants en ciment.Cette porte à la mer aujourd´hui automatique (60 x 80), traverse par un conduit la grande digue en terre actuelle de Pissoison. Les portes sont aujourd´hui réalisées en bronze avec des conduits de plus fort diamètre. Hier, elles n´étaient pas automatiques et réclamaient une main d'oeuvre régulière, quatre fois par jour : dégager l´ouverture de la buse de diamètre plus petit 15 x 15 (en brique de Saint-Ilan), ouvrir la porte à marée basse et laisser ainsi l´eau douce circuler, et fermer ensuite celle-ci avant le flot.Ce travail représentait « la corvée » des propriétaires des terrains endigués ou de leurs fermiers. Aujourd´hui, l´entretien des portes à la mer et des canalisations est à la charge de la commune. Témoignages oraux de Jean-Yves cabaret, Louis Le Borgne et Ernest Gaillard (ancien maire d'Hillion). Ce site fait partie de l’inventaire du patrimoine breton. Voir le dossier complet
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Questions fréquentes
Écluse : porte à marée des Graviers (Hillion) se situe à Hillion (Côtes-d’Armor).