Ensemble fortifié
Le Mur de Blanqui et l'Institution Publique d'Education Surveillée à Le Palais dans le Morbihan (56) — Infos, horaires & conseils de visite
En 1848, après la révolution, une maison de détention et de relégation voit le jour sur les glacis de la citadelle de Palais. Haute-Boulogne devient alors un lieu emblématique pour prisonniers politiques comme Armand Barbès ou Auguste Blanqui.
À cette époque, un mur d’enceinte imposant est érigé : 670 mètres de long, 4 mètres de haut et 60 centimètres d’épaisseur, renforcé par 24 contreforts. Aux angles, des meurtrières d’observation sont percées pour surveiller les détenus. Barbès y passe cinq ans, tandis que Blanqui y reste sept ans, jusqu’en 1857.
En 1880, l’établissement devient une colonie pénitentiaire, assimilée à un bagne pour enfants. Malgré des incidents fréquents, son évolution s’amorce en 1945 : il se transforme en Institut public d’éducation surveillée, avant d’être fermé définitivement en 1977.
Aujourd’hui, l’ensemble des bâtiments historiques appartient à la commune de Palais, conservant ainsi un patrimoine architectural et mémoriel unique.
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